Les études conduites autour des pôles d’échanges s’appuient sur une analyse croisée des fonctions de mobilité et des fonctions urbaines. L’objectif est d’identifier le rôle spécifique de chaque pôle dans son territoire et de déterminer les leviers de développement les plus pertinents. Ces études peuvent s'appuyer sur des outils de prospective spécifiques à certains territoires.
C'est le cas, en Île-de-France, de l’Observatoire des quartiers de gare du Grand Paris Express, développé par l’Atelier parisien d’urbanisme avec le concours de la Société des grands projets, de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (DRIEAT), de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), de l’Établissement public foncier d'Île-de-France (EPFIF) et de l’Institut Paris Région (IPR). Cet observatoire suit l’évolution des territoires avant, pendant et après l’arrivée des nouvelles lignes du Grand Paris Express. Population, emplois, logements, commerces, équipements, pratiques de mobilité ou encore accessibilité : plusieurs dizaines d’indicateurs permettent de mesurer les transformations à l’œuvre et d’objectiver les eff ets des projets dans le temps. Cet outil, qui aide également à la décision pour les collectivités locales, est donc un moyen d’anticiper les évolutions futures et d’adapter les aménagements aux usages réels des habitants et des voyageurs pour accompagner l’émergence de nouvelles centralités.