Un pôle d'échanges structurant avec plusieurs lignes de transports en commun peut avoir un accès local compliqué. Manque de voies dédiées aux bus, discontinuités cyclables, traversées piétonnes complexes, manque de stationnement vélo ou qualité insuffisante des espaces publics de façon générale fragilisent l’ensemble du parcours.
Traiter la marche et le vélo comme des composantes à part entière du parcours voyageur. Concevoir les pôles à travers les usages et les échelles au-delà de l'emprise des espaces à proximité immédiate de ces mêmes pôles. Fluidifier les parcours par l'harmonisation de la tarification entre le bus et les autres modes, de la signalétique et du design des équipements.
Les projets de mobilité mobilisent de nombreuses parties prenantes : collectivités, autorités organisatrices des mobilités, opérateurs, aménageurs, propriétaires fonciers, gestionnaires, riverains, usagers... dont les compétences et les intérêts peuvent différer, voire entrer en tension. Cette pluralité rend parfois difficile l’émergence d’un projet commun, cohérent et finançable. Elle peut aussi freiner le processus de décision, fragmenter les aménagements et fragiliser la continuité des parcours.
Pour le Grand Paris Express, les SERM ou plus localement les pôles d’échanges, l’enjeu consiste à organiser une coordination efficace entre les parties prenantes et notamment les différentes maîtrises d’ouvrage, dès les phases de programmation et jusqu’à la réalisation, afin de garantir la cohérence d’ensemble du projet et son adaptation aux usages.
Les pôles d’échanges sont souvent pensés comme des lieux de transit alors qu’ils s’inscrivent généralement dans des quartiers habités, fréquentés et pratiqués au quotidien.
Relier les projets de mobilité aux équipements, commerces, services, espaces publics mais aussi aux mutations urbaines en cours. Faire du pôle d’échanges un espace utile aux voyageurs comme aux habitants.
Les infrastructures sont conçues pour plusieurs décennies alors que les pratiques de mobilité évoluent rapidement. Les besoins futurs restent en partie incertains.
Prévoir des espaces réversibles, observer les usages après mise en service et adapter progressivement les aménagements. Intégrer des marges de flexibilité dès la conception d'un espace multimodal.